Alphonse Daudet

Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840.
Après avoir suivi les cours de l’institution Canivet à Nîmes, il entre en
sixième au lycée Ampère. Alphonse doit renoncer à passer son
baccalauréat à cause de la ruine en 1855 de son père, commerçant en
soieries. Il devient maître d’étude au collège d’Alès. Cette expérience
pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Daudet
rejoint ensuite son frère à Paris et y mène une vie de bohème. Il publie
en 1859 un recueil de vers, Les Amoureuses. L’année suivante, il
rencontre le poète Frédéric Mistral. Il a son entrée dans quelques salons
littéraires, collabore à plusieurs journaux, notamment Paris-Journal,
L’Universel et Le Figaro.
En 1861, il devient secrétaire du duc de Morny (1811-1865) demi-frère de
Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce dernier lui laisse
beaucoup de temps libre qu’il occupe à écrire des contes, des
chroniques mais meurt subitement en 1865 : cet événement fut le
tournant décisif de la carrière d’Alphonse.
Après cet événement, Alphonse Daudet se consacra à l’écriture, non seulement comme chroniqueur au
journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Puis, après avoir fait un voyage en Provence, Alphonse
commença à écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon Moulin. Il connut son premier
succès en 1862-1865, avec la Dernière Idole, pièce montée à l’Odéon et écrite en collaboration avec Ernest
Manuel - pseudonyme d’Ernest Lépine. Puis, il obtint, par le directeur du journal L’Événement, l’autorisation
de les publier comme feuilleton pendant tout l’été de l’année 1866, sous le titre de Chroniques
provençales.
Certains des récits des Lettres de mon Moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre
littérature, comme La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L’Élixir du Révérend Père
Gaucher.
Le premier vrai roman d’Alphonse Daudet fut Le Petit Chose écrit en 1868. Il s’agit du roman
autobiographique d’Alphonse dans la mesure où il évoque son passé de maître d’étude au collège d’Alès
(dans le Gard, au nord de Nîmes).
C’est en 1874 qu’Alphonse décida d’écrire des romans de moeurs comme : Fromont jeune et Risler aîné
mais aussi Jack (1876), Le Nabab (1877) – dont Morny serait le «modèle» – les Rois en exil (1879), Numa
Roumestan (1881) ou L’Immortel (1883).
Pendant ces travaux de romancier et de dramaturge (il écrivit dix-sept pièces), il n’oublia pas pour autant
son travail de conteur : il écrivit en 1872 Tartarin de Tarascon, qui fut son personnage mythique. Les contes
du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-prussienne, témoignent aussi de son goût pour
ce genre et pour les récits merveilleux.
Daudet subit les premières atteintes d’une maladie incurable de la moelle épinière, le tabes dorsalis, mais
continue de publier jusqu’en 1895.
Il décède le 16 décembre 1897 à Paris, à l’âge de 57 ans.
COMMENT AI-JE PU TENIR LA DEDANS ?
d’après La Chèvre de M. Seguin d’Alphonse Daudet
une fable de Stéphane Blanquet & Jean Lambert-wild